l’arc souple d’un jet de verdure résurgent
de sous le matelas de feuilles
l’arc retardataire, anachronique
à peine dérangé par le râteau – son chant métallique
lancine la nuit –
tandis qu'elle souple et chaude jaillie sous mes pieds,
de pure joie matinale
projection volcanique
Petite Beauté qui pétille, se précipite, éclate et brille*
interférant dans mes pas
si bien que je me serais crue cheval
*Alexandre Pouchkine, « Chapitre quatrième XLV », in Eugène Onéguine, traduit par André Markowicz, Actes Sud, coll. Babel, 2008
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