jeudi 19 mars 2026

La main caresse l’horizon

 

La main caresse l’horizon,

veut saisir la lune accrochée au pommier.

 

Hameçon pris,

pensée filaire entortillée dans le treillis

des branches, qui s’effiloche.

 

Si je tire : ça casse. Volens nolens.

Mieux vaut lâcher,

attendre que la gravité m’éclaire.


Mieux vaut ne pas intervenir

et voir ce qui se présente,

comme ça se présente.

 

Le bouquet de violettes à mes pieds

me rappelle Mallarmé – des vers –

par la médiation d’un éventail de Manet.

 

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