(et cherchant plus loin à propos du sort qui lui fut réservé
je lis qu’on échaudait les hannetons
après les avoir fait tomber en secouant les feuillages
– notamment celui des coudriers dans lesquels
ils dorment pendant le jour,
bêtement exposés à leurs ennemis –
pour en nourrir les poules qui en sont friandes)
Je pense aussi au hanneton gisant
sur le sentier de Wislawa Szymborska*,
ordre et netteté (au lieu du mortel gâchis) :
propre et presque précieux parmi les pierres
(plus précieux mort que vif, ce hanneton, comme beaucoup d’êtres
dans le monde
* Wislawa Szymborska, « Vue d’en haut », De la mort sans exagérer, traduction de Piotr Kaminsky, Fayard / Poésie Fayard
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