Tout en bas six cerises liées par trois
comme des points de suspension s’alignent
pour la terminaison.
Le chardonneret sur le côté gauche de la coupe
étalonne la couleur, sorte de palette témoin,
voyons-le comme le nuancier de toute émotion
(une fiction, un jeu, voici dans cette effigie polie
- polissée -, la mesure que nous attendions,
figés dans cette scène aride,
affamés sans pouvoir tendre la main
c’est la mesure de feu, le tison sacré qu’il porte avec lui
qui se rappelle à notre léthargie,
et réétalonne pour nous la résolution colorée,
sensitive et musculaire.)
(toujours d'après Giovanna Garzoni, Figues dans une coupe chinoise, avec cerises et chardonneret, vers 1650, gouache sur parchemin, Florence, Galerie Palatine)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire