Je n’ai pas de scrupule à parler avec le rossignol
(ou un hérisson, lui qui attend que j’aie tourné le dos
pour filer à l’anglaise, se laissant glisser dans l’herbe noire)
je n’ai pas de scrupule à parler seule ici, tutoyant un
injoignable autre que je sais près pourtant, plein
de circonspection et d’indulgence aussi.
À transcrire ce que j’entends de toutes parts
– les unités discrètes de toute langue jusqu’à moi parvenue –
les transcrire ici sans dramatisation
– comptable d’une véracité singulière –
comme d’un livre dans l’oreille d’un distrait.
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