samedi 21 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 561


 

Chant d'éoliennes - Le train son allure

 

Le train son allure force l’horizontalité

et la durée - l’étendue en profondeur du paysage -

 

Là les éoliennes, ces sabres

(ces faux)

ont repris de l’activité

et dispersent des loques

 

tout un parc s’agite

qu’il ne sert pas d’énumérer

en une sorte de danse macabre


vendredi 20 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 560


 

Chant d'éoliennes - discrètes

 

discrètes (sans accord avec le silence

des éoliennes).

Étincelle

leur mutité

hagarde

au levé du soleil

leur discrétion l’emporte

 

innombrablement

sous la fixité.

 

mardi 17 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 557


 

Chant d'éoliennes - Oiseaux matelassiers

 

Oiseaux matelassiers

à la reliure de terres fraîchement terre

à la reliure

sillon

noue

sillon

noue sillon sillon sillon

 

nous (notre train notre allure) sillons,

flottant sur leurs reliefs

 

des pierres ou des mèches

à bouter

parsèment le brun profond

 

lundi 16 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 556


 

Chant d'éoliennes - Vivons flânons tremblons

 

Vivons flânons tremblons

l'armée des géantes nous garde de la nuit.

La forêt des géantes chauffe la nuit épouvantée.

 

Aube, petits arbres au long des routes

et volées d'oiseaux (merles irréductibles,

corbeaux perspicaces, lanciers

de Lug, artisans de l'aube)

en conjectures perdues, hasardeuses,

mais portant liaisons d'évènements concomitants

et transitoires.

 

dimanche 15 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 555


 

Chant d'éoliennes - Pour toujours elles l'ont prise

 

Pour toujours elles l'ont prise

- comme désamorcées -

la pose dans l'air calme :

(alors ce sont de sommaires tours d'ivoire,

sommaires et statiques

sous l'égide desquelles nous flânons)

- ou désaccordées de tout -

(quand vents survoltés)

elles sabrent sans trancher

en guerrières inflexibles.

Le bruit de la charge est terrible.

 

samedi 14 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 554


 

Chant d'éoliennes - il faut croire que l'aimant

 

il faut croire que l'aimant l'aime (lui sans n)

animant la constance

ré animant le flux continu (pas d'état d'âme).

 

Comment ça marche ?

Les pylônes : une colonne

de fantassins grande erre

assure la continuité de port.

 

Mais ce sont les géantes impassibles

qui en imposent.

 

vendredi 13 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 553


 

Chant d'éoliennes - Mais le vent dans l’arbre ?

 

Mais le vent dans l’arbre ?

 

Le vent produit la rotation des pales.

 

Le vent dans la turbine - avec assiduité

et précision

elle convertit l’inconstance du vent -

l’intermittence de son énergie cinétique - en énergie électrique continue

 

(grâce et précision d’une turbine aurait dit W.C.W)

 

l’alternateur c’est l’aimant

par l’aimant la permanence est assurée

 

jeudi 12 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 552


 

Chant d'éoliennes - l’énergie cinétique du vent

 

l’énergie cinétique du vent

transformée en énergie mécanique

puis électrique, via l’alternateur.

 

Oui

 

(la rotation de l’axe - l’arbre de la situation -

entraînant le rotor - l’aimant cylindrique -)

 

d’accord.

 

mercredi 11 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 551


 

Chant d'éoliennes - amplement c’est votre parade

 

amplement c’est votre parade

qui semble assurer paix et sérénité

 

par la stature de ciment et d’acier

de carbone et de fibre de verre

- des colosses de fermeté -

 

l’inconstance convertie

- au prix d’affolantes effigies -

en permanence

 

mardi 10 décembre 2024

lundi 9 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 549


 

Chant d'éoliennes - tout n'est pas domesticable

 

tout n'est pas domesticable

sauf par vous éoliennes

vent debout au champ d'écarts

qui chorégraphiez la plaine

 

Lares familiers en quelque sorte

 

un colosse tutélaire veille sur chacun

 

dimanche 8 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 548


 

Chant d'éoliennes - Dans l'ordonnancement des parallélogrammes

 

Dans l'ordonnancement des parallélogrammes

- vaste platitude expansée expansive

des bruns piqués de merles, bissectés de vertes corvées -

 

des pylônes font des arbres très corrects,

elles aussi

 

sur ce front seulement les éoliennes

bombent le torse

 

face à

la bravoure des vents

 

samedi 7 décembre 2024

vendredi 6 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 546


 

J’essaie simplement de dormir.

 

- J’essaie simplement de dormir.

Mais l’herbe m’assaille, la parole remontante

gravit la nuit exhaussée par degrés insensibles

- une broussaille herbacée

et semi-ligneuse boucle dans le sas -

 

jeudi 5 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 545


 

le verbe - verte geste d’une journée

 

le verbe - verte geste d’une journée

passée à réduire

(sans la résoudre) la force brute,

la vie débordante,

et l’assertion de sa capacité à tout couvrir,

à propager -

le porte en son flux.

 

mercredi 4 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 544


 

ou c’est sa conviction qui l’emporte.

 

ou c’est sa conviction qui l’emporte.

 

Le grand vert (V viride, victorieux vert d’herbe - je dirais : V herbe)

renverse la vapeur, affloue le corps hypothétique

progressif glissant

vers le - rêve qui secrète son propre

polypier -

il lâche prise

l’herbe le porte en son lit rayonné

 

mardi 3 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 543


 

Un nuage dont la base touche le sol

 

Un nuage dont la base touche le sol

m’enveloppe et arraisonne

je pense à Io perdant pied perdant

raison et feuillages et 

herbe coupée sous le pied de la rationalité,

renversée par tant de persuasion

ici c’est un rapt aussi

 

dimanche 1 décembre 2024

À la boîte blanche, vues 541


 

Jeunes pousses « tendres » dit-on

 

Jeunes pousses « tendres » dit-on

mais tendre aussi est cet herbier, images

et pensées de l’avant sommeil,

juste avant l’affluence du rêve

(le verbe qui enraye la raie du rêve).

 

Cette herbe lourde à travailler

imbibe le corps

que je laisse dériver.

 

Une lente incoercible crue m’impose son rythme

 

samedi 30 novembre 2024

À la boîte blanche, vues 540


 

je mâche herbe je broie du vert

 

je mâche herbe je broie du vert

je bois jus d’herbe (la tasse), je pense

herbe air viride bâillon d’herbe

embâcle (bronches)

compacité verte dans poumons (végétalisés)

je visualise des talles.


vendredi 29 novembre 2024

À la boîte blanche, vues 539


 

L’oreiller d’herbe

 

L’oreiller d’herbe dont la grandeur

à en délinéer les lés toute une après-midi durant

- un aller, un à revers -

démesure le corps (lui irréversible)

 

est précisément celui qui endormira la bête


que je suis, (animale)

noyée dans la couleur

submergée de vert

bidirectionnel vers (verse, poésie, en vieil anglais) injectant les orifices maculant

pensées du premier sommeil, puis rêves

jusqu’au sang teint dans les artères


jeudi 28 novembre 2024

À la boîte blanche, vues 538


 

Lorsque me revoilà face au

 

Lorsque me revoilà face au

cyclamen de Naples - le havre à jamais -

l’éternel de retour, encore une fois, en ce lieu

(lieu entre tous, cyclamen à l’oreille opportun

me ramène à ma propre révolution).

 

Un cercle évident, amène.

 

mercredi 27 novembre 2024

À la boîte blanche, vues 537


 

Qu’as-tu à démontrer, toi,

 

Qu’as-tu à démontrer, toi,

comment dire ta reconnaissance

envers sa démonstration de hardiesse

et sa tempérance

l’œil prudent jaugeant les alentours

au mieux

(au mieux de sa grâce et de l’expédient,

au mieux de l’usage du monde).