Un petit tableau obscur, un étang gris-bleu
au fond du cadre escarpé, doré comme des berges ensoleillées.
Mais pas de soleil au centre, un terne rectangle, un étang frileux, quelques arbres
dont un, dans le coin gauche, tronc déjeté, soutient tel un contrefort (ou repousse) le bord.
Trois arbres forment un frêle portique dans l’angle inférieur droit du carré ainsi surligné.
Dessous, face à nous, une femme vient. Châle rouge, comme toujours chez Corot,
dont les pointes minuscules se croisent dans la jupe floue.
Une femme s’avance sous le portique végétal
et d’un pas sûr enjambe le seuil de cette porte de sortie, côté cour.
Corot l’épingle.
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