jeudi 16 avril 2026

Air sauvage et vif

 

Air sauvage et vif, on se coule dans ton nid défait,

on brandit le tableau comme un possible,

c’est un poème.

On se refait dans ta brise, ceci n’est pas une contradiction

de plus, non, oui, c’est l’abandon de la circonspection (pour une fois),

ton souffle m’inonde.

 

Même Primula eliator trémule sur sa tige,

et cligne au cœur de sa corolle pâle le jaune d’or de son œil.

 

Images et pensées, le fleuve de vent

nous fait tout omettre

sauf de rester vivants dans le courant.

 

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