Une fauvette à tête noire
m'alpague depuis l’arbre de la haie :
son chant légitimement inquiet
car je suis dans son espace, car je suis, sonore,
en train de rassembler le fagot
– le bois dont je me chaufferai, ma chance à prendre,
il est si facilement accessible –
ce bois vital pour dissimuler son nid,
son droit d’implantation à elle.
Je te rassure, fauvette, je ne fais que passer,
opportuniste, quand tu es perpétuelle.
La haie est à toi, son fourré impénétrable.
Prends le bois, l’air et la lumière
chante et, oui, fais valoir ce que de droit.
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