lundi 20 avril 2026

Une fauvette à tête noire

 

Une fauvette à tête noire

m'alpague depuis l’arbre de la haie :

son chant légitimement inquiet

car je suis dans son espace, car je suis, sonore,

en train de rassembler le fagot

– le bois dont je me chaufferai, ma chance à prendre,

il est si facilement accessible –

ce bois vital pour dissimuler son nid,

son droit d’implantation à elle.

Je te rassure, fauvette, je ne fais que passer,

opportuniste, quand tu es perpétuelle.

La haie est à toi, son fourré impénétrable.

Prends le bois, l’air et la lumière

chante et, oui, fais valoir ce que de droit.

 

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