mercredi 3 juin 2020

À l’autre les fraises sauvages

À l’autre les fraises sauvages la mémoire d’épines petites
chassées loin dans les chairs, - et le chèvrefeuille
et des aromates comme la marjolaine, et encore les ronciers,
édifiés en mur de défense grossièrement architecturé au godet,
sont en fleurs malgré tout - les deux font balancier.

Les lamiacées sont en nombre donc, de ce nom d’ogresse parce que
bilabiées leurs corolles évoquent une gorge, et des pleurs ? Parce que
les noms. Épines dans la pulpe des doigts font se rappeler
ce que sont les monstres, reclus dans la forteresse plus esseulée
des noms. Et ici le silène et là le sylvain azuré.

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