mardi 11 août 2020

Trop grand est le secret

Trop grand est le secret poussé là. Un amour sans visage
et sans nom, un être fantomatique que je tire ici finit et s'amuït.
Qu’on ne puisse en connaître le secret, chevelure noyée
dans l’immondice, qui concrétise un temps, aussi dur

qu’une tête avec un corps. Qui est-ce, qui va là ? C’est
le géant - dix années, seulement dix années - de nos tourments
gastriques et intestinaux compilés, oui, avec dix ans de lessivages
et de bains. Toutes eaux fontales solidifiées dans la fosse aux maux

sous l’allégorique cascade du vignoble qui occulterait
une fois de plus l’égout, son versant occlusif, si on entendait mal.
Mais non, le paysage est complet, vertical et horizontal,
sur et sous réaliste et son ignoble vérité.

C’est alors que je pense au milan.

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